Bonjour à tous,

Éditorial de février-mars-avril 2017

À l'heure où j'écris ces lignes, je suis à Sainte Rose du Nord (première sainte du nouveau Monde), face au fjord du Saguenay au bout de la baie du Saint-Laurent dans la belle province québécoise. Quelques centimètres de neige sont tombés pendant la nuit. Les blocs de glace dérivent lentement sur le fjord. Au loin en amont, vers la ville de Saguenay elle-même, le haut du fjord est complètement gelé et on voit tous les matins la marque du brise-glace qui ouvre le passage (sauf ce matin, il y a trop de brouillard). Une tempête hivernale est en préparation, avec 20 à 40 cm de chute de neige prévus, et il fera -17°C pour le 31 décembre, demain (il fait seulement -2°C ce matin).

Paysage et temps idéaux pour prendre du temps, réfléchir, se ressourcer, observer la nature, l'accepter telle qu'elle est avec les contraintes que les extrêmes peuvent nous imposer et que nous ne maitrisons pas.

Temps de transition également pour Auteuil, avec le départ « administratif » du pasteur Nicolas Cochand le 1er septembre dernier, son départ « liturgique » le 15 janvier et la prise en charge au 1er janvier par le Conseil presbytéral de l'ensemble de la vie de l'église : organisation des cultes et des activités, sollicitation des prédicateurs, interfaces avec l'extérieur, y compris avec les paroisses protestantes sours ou les autres cultes, décisions diverses, rapport moral et rapport d'orientation pour la prochaine assemblée générale. Nicolas va continuer à assurer un culte par mois jusqu'à l'été, et a en charge les catéchumènes de 3e année qu'il va mener jusqu'à leur confirmation à la Pentecôte. Qu'il en soit remercié.

Et, bien sûr, une de nos tâches principales est la recherche d'un nouveau pasteur, qui pourrait dans l'idéal prendre ses fonctions en juillet 2017 à l'issue d'une année « règlementaire » de vacance pastorale. Je ne vous cache pas que c'est difficile car, comme vous le savez, nous n'avons pu démarrer notre recherche que cet été, et que de nombreux pasteurs qui souhaitaient ou étaient prêts à changer, avaient déjà au moins entamé des démarches avec une paroisse au printemps, voire bien avant. Et on ne met pas en concurrence des paroisses ou des pasteurs. Quand une paroisse et un pasteur ont commencé à discuter sérieusement, l'une et l'autre s'abstiennent d'en contacter un/une autre en parallèle.

Étant donné la structure de la paroisse dont la moyenne d'âge a tendance à augmenter, la baisse de la fréquentation au culte ou aux activités (même si ce n'est pas spécifique à notre paroisse), et aussi le plaisir que nous avons à nous retrouver, plaisir que nous devons conserver et développer, il nous semble important de faire appel à un pasteur qui soit un développeur et un rassembleur, un bon prédicateur ou alors un prédicateur exigeant et engagé, qui ait un contact facile et agréable avec tous, qui connaisse bien le fonctionnement des paroisses. une perle rare vous en conviendrez. Elles existent, du moins sur le papier., mais elles sont très demandées. Cela ne veut pas dire que nous trouverons quelqu'un qui ait toutes ces qualités, mais nous devons trouver un pasteur qui puisse nous tirer vers le haut et nous aider à grandir dans la communion les uns avec les autres.

Je ne vous cacherai pas qu'à l'heure où j'écris, nous n'avons pas encore trouvé et une option semble s'éloigner : trouver une perle rare réunissant la majorité de ces critères parmi les pasteurs disponibles au 1er juillet 2017. Deux options principales s'offrent alors à nous dans cette hypothèse. La première est d'accueillir un proposant qui finit ses études de théologie (pas forcément un jeune, certains sont en reconversion professionnelle) : les candidats aptes pour une paroisse seront connus en mars, et si un candidat nous est proposé et nous convient, il serait nommé pour deux ans avant d'être évalué et confirmé dans la paroisse si tout va bien (ce n'est pas un pasteur de transition pour deux ans avant d'en trouver un autre, mais un pasteur pour sept ans avec période d'essai de deux ans). Dans ce cas, on aurait un pasteur proposant en juillet 2017, sans expérience de paroisse, mais qui pourrait avoir toutes les autres qualités (impossible à savoir pour le moment). La deuxième option, est de choisir un pasteur parmi ceux qui seraient disponibles en juillet 2018 (donc une 2e année de vacance pastorale) et qui aurait suffisamment de qualités pour qu'il vaille la peine d'attendre cette année de plus.

Dans les deux cas, le Conseil presbytéral et moi-même aurons besoin de vous tous, soit pour aider le proposant à trouver sa place et à acquérir ce qui pourrait lui manquer encore pour faire un pasteur parfait, soit à passer une année de vacance supplémentaire en gardant et en développant même la cohésion de la paroisse et sans que vous alliez « voir ailleurs » si l'herbe est plus verte. Ce n'est pas un pasteur seul qui fait vivre une paroisse, ce sont également les paroissiens et la communauté qui la composent. Chacun de vous est important pour cette communauté d'Auteuil. Pour aider à cette transition, nous avons décidé que l'assemblée générale de cette année se tiendrait non pas un dimanche matin, mais un samedi soir, le 18 mars, et serait suivie d'un dîner paroissial où nous vous espérons encore plus nombreux que d'habitude pour discuter et débattre de ce que vous voulez pour la paroisse.

La neige tombe de plus en plus dru à Sainte Rose du Nord, les chemins disparaissent sous la poudreuse et pourtant ils sont toujours présents même si presque invisibles. Ne perdons pas de vue notre cap : annoncer l'Évangile dans une communauté soudée, bienveillante et en croissance !

Je vous souhaite et je souhaite à notre communauté, une année 2017 riche en partages, en échanges, et en proclamation de l'Évangile.

Seul, chacun de nous peut peu, ensemble nous pouvons tout.

Isabelle BÉCHON, présidente du Conseil presbytéral


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