Catéchisme :
l'équation insoluble ?

Editorial de septembre 2009

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« Il y a un temps pour tout », dit l’Ecclésiaste. Après les vacances, voici le temps de la rentrée. Rentrée scolaire, professionnelle et… paroissiale. Beaucoup de rendez-vous sur nos agendas, à commencer par le culte de rentrée durant lequel aura lieu la reconnaissance de ministère du nouveau Conseil presbytéral (le dimanche 20 septembre). Ce sera aussi ce même jour la reprise de l’éveil biblique, de l’école du dimanche et du pré-catéchisme. C’est l’occasion de se pencher sur l’utilité d’envoyer ses enfants au catéchisme.

La réussite de la catéchèse repose sur plusieurs piliers : la nécessité reconnue du catéchisme, la motivation des parents, le soutien actif du Conseil presbytéral (et du pasteur) et les compétences des moniteurs et monitrices. Un contrat implicite engageant les différents partenaires (parents, monitrices, Conseil) fonctionnait bien autrefois : les parents attendaient une éducation religieuse qui transmette à leurs enfants des valeurs chrétiennes ; les catéchètes avaient le plaisir de raconter aux enfants les histoires de la Bible (rassurez-vous, c’est toujours le cas !) qui alimentaient l’imaginaire des enfants puis leur spiritualité ; les enfants écoutaient sagement (!!!). La société chrétienne rendait tout cela évident et chacun y trouvait son intérêt. Au final, ça marchait presque tout seul.

Aujourd’hui, les attentes sont tout aussi fortes mais l’éducation religieuse n’est plus une priorité dans notre monde post-chrétien, le dimanche n’est plus le « Jour du Seigneur » (on ouvre de plus en plus les commerces) et la catéchèse se trouve en débat entre des exigeantes contradictions :

Il faut armer nos enfants de la rigueur protestante et de la foi en Christ. Leur apprendre le juste jugement et la grâce, la croix et la résurrection, l’espérance selon laquelle rien n’est perdu, la communion de la grande nuée des témoins depuis Abraham jusqu’à Martin Luther King en passant par St-François d’Assise et Calvin. Remarquez le caractère œcuménique de la démarche qui devrait satisfaire le conjoint catholique. A ce propos, permettez-moi de dire à ce dernier combien il est le bienvenu dans notre paroisse, lui assurer qu’il y a sa place, une place pleine et entière. Notre catéchèse se veut œcuménique car elle est avant tout biblique et notre culte est par définition ouvert à tous.

Sans doute devons-nous réapprendre à marcher au pas de Jésus. Mais nous avons surtout un devoir : raconter à nos enfants cette histoire dont nous sommes les héritiers, la foi qui l’anime et leur dire que cette histoire ne fait finalement que commencer…

Voilà pourquoi je vous demande de ne pas négliger le baptême de vos enfants, de les inscrire cette année encore à l’école du dimanche et au catéchisme. C’est évidemment une question de priorité, une question de choix à faire…

pasteur Christian BARBÉRY

PS : j’en profite pour remercier les monitrices et catéchètes pour leur dévouement et leur disponibilité, en particulier Marie-Lou Randon qui a assuré pendant de nombreuses années ce service auprès des enfants de l’école biblique.


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