C'est la rentrée !

Éditorial de sept-oct-nov 2017

J'écris cet éditorial depuis un petit village aux portes des Cévennes, Vallérargues (à mi-chemin entre Alès et Bagnols sur Cèze), connu par les férus de la guerre des Camisards pour « l'affaire de Vallérargues » qui a été le détonateur de cette guerre en juin 1701. L'église a un temps servi de temple à la fin du XVIIIe siècle, ce qu'il peut en rester fait partie d'une maison privée, et Vallérargues est un des rares villages de France sans église. Un petit temple a été construit en 1907, premier temple bâti sous le régime de la séparation semble-t-il. Ce village et ce temple sont attachés à ma famille, puisque nous possédons au bord du village une grande maison avec ses bâtiments de ferme et ses terres depuis plus de 130 ans, et que le premier acte pastoral, selon la tradition familiale, célébré dans ce temple a été le baptême de mon grand-père maternel début 1908.

C'est mon lieu de ressourcement, lieu où j'ai nombre de mes souvenirs d'enfance d'été (je lisais à la lueur d'une bougie le soir dans ma chambre du grenier, et on pompait l'eau pour la cuisine.). Il n'y fait pas trop chaud, la maison ayant des murs de plus de 50 cm d'épaisseur et le jardin étant ombragé par marronnier et platanes. Par contre, dès que l'on sort de ce jardin, la chaleur gardoise se fait sentir. En sortant tôt le matin, on peut profiter d'un air encore frais, et les mûres poussent le long des chemins (je devrais pouvoir proposer quelques pots de confiture maison à la vente d'automne.). Je viens y recharger mes batteries après une année lourde sur les plans professionnel et paroissial, et avant une année encore plus lourde sur ces deux plans, et motivante !

Il y a un an, nous entrions en année de vacance pastorale, sans y être préparés, nous avons beaucoup travaillé, avons été découragés de temps en temps, nous avons beaucoup discerné, nous nous sommes attachés à maintenir ce que nous considérions comme les fondamentaux de la vie d'une paroisse. Pour cette année « scolaire » qui s'ouvre, nous serons encore en vacance pastorale, mais cette fois nous savons où nous allons, et nous allons y aller joyeusement tous ensemble :

Nous pouvons nous sentir sur une pente déclinante, mais notre paroisse n'est pas morte et ne va pas mourir, vous pouvez vous en rendre compte avec tous ces projets et activités proposés. Cependant cela ne marchera que si vous vous impliquez, si vous êtes présents, si vous discutez, si vous faites venir amis et jeunes. Nous serons à votre écoute car c'est pour vous et pour la vie de cette communauté d'Auteuil que nous souhaitons bâtir un avenir joyeux à l'écoute de l'Évangile et pour la plus grande gloire de Dieu.

Et comme il est écrit au-dessus de la porte de ce petit temple de Vallérargues : « L'Évangile est la puissance de Dieu pour le salut de tout croyant » (Romains 1, 16)

Isabelle BÉCHON, présidente du Conseil presbytéral


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