Comment vivre l’Avent ?
Comment vivre Noël ?

Editorial de janvier-février 2009

La période de Noël


Pour l’Avent, j’hésite entre un chemin de joie et un chemin de douleur. Joie du calendrier où l’on peut ouvrir chaque jour les petites fenêtres qui mènent vers la Lumière. Douleur du trop de lumières des rues et des grands magasins qui nous rappellent s’il en était besoin – par contraste – l’ombre de la crise économique, les misères sociales, les guerres, les angoisses humaines de toutes sortes. La seule réponse me semble être que le chemin de l’Avent à Noël n’est ni un chemin de douleur ni un chemin de joie. Il y a en effet chaque année, deux cortèges en route vers Noël : celui du monde qui se dirige vers l’hôtellerie où l’on festoiera le plus joyeusement possible et l’autre cortège, celui des chrétiens qui se dirige vers la crèche pour rencontrer Jésus, Celui dont on célèbre la naissance.

Mais en fait, les deux cortèges n’en font qu’un par moments. Car, les chrétiens aussi aiment faire la fête. Nous aimons cette atmosphère de Noël, les réunions familiales autour d’un bon repas et les décorations dans nos rues qui donnent à cette fête son caractère si particulier. Nous commettrions sans doute une erreur de bouder ces plaisirs en recherchant l’austérité toute calviniste (encore que Calvin n’était pas si sévère qu’on veut bien le dire) pour lutter contre les excès qui défigurent si souvent Noël.

Mais en même temps, nous devons partir vers cette fête en disant notre reconnaissance de savoir le pourquoi de cette grande effervescence. Et nous avons aussi le devoir de le faire savoir à tous ceux que nous rencontrerons sur notre chemin de l’Avent et de Noël, en nous sentant particulièrement solidaires de ceux qui n’ont pas le cœur à la fête. C’est seulement de cette manière que Noël aura un sens.

Alors, en route vers Noël. Décorons nos maisons, réjouissons-nous ! Pas seulement parce que Noël approche, mais parce que nous avons une occasion unique dans l’année de dire qui vient à Noël, de le dire à ceux qui l’ignorent, à ceux qui sont tristes, à ceux qui ont peur. Tenons-nous à la porte pour accueillir les passants, les faire entrer en premier et nous réjouir de leur joie.

C’est dans cet esprit que je vous invite à nous retrouver au temple d’Auteuil pour fêter Noël.

pasteur Christian BARBÉRY


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