De Pentecôte... à l'été

Editorial de juin 2010

J'écris cet éditorial une semaine après le culte de Pentecôte et j'ai un grand sentiment de reconnaissance. Une matinée illuminée de soleil, un temple plein comme un ouf, des familles, des enfants et huit catéchumènes. Merci à : Nathalie Béchon, Philippe Bois, Louise Boullanger, Géraldine Eber, Claire Michelet, Edwin Ramanisarivo, Nadia Ranaivoson et Mathilde Villedieu. Vos prises de parole (voir les textes p.7) m'ont enthousiasmé et je ne suis pas le seul. L'émotion de vos parents, de vos familles, de tous les paroissiens était palpable tant il y avait dans vos propos de sincérité, foi et intelligence si bien que chacun pouvait se dire : « mais qui sont-ils ces jeunes qui se dressent, nous parlent de leur engagement avec une telle fermeté ? ». Tous ceux qui ont participé à ce culte ont compris le sens du mot « confirmation » et tous ont vraiment senti le souffle de l'Esprit. Merci également à celles et ceux qui vous ont accompagnés et je pense d'abord aux monitrices de l'école biblique, aux catéchètes et plus largement à tous ceux qui font que notre paroisse vit.

Elle rejoint ainsi l’expérience la plus précoce de l’humain, celle de l’enfant qui rencontre le noir dans la nuit de sa chambre : le noir est la couleur de l’absence du jour et qui en promet la venue. Et le matin vient…

Arrive maintenant l'été : la chaise longue ! la mer ! Et même notre lecture de la Bible se met au diapason : « Venez, vous les fatigués, et je vous donnerai le repos » (Matthieu ch11, 25). J'entends dans cet appel de Jésus une vocation pour nos Églises. Beaucoup aujourd'hui n'ont plus de lieu pour se reposer ou même pour se poser : pour rencontrer, pour parler, pour écouter, pour sortir de la course épuisante de la vie. Il me semble que nos Églises sont appelées à être des communautés d'accueil et de repos. Comment ? Non pas en proposant des voyages (je ne suis pas contre les voyages bien sûr), mais en proposant le véritable repos qui naît de relations confiantes avec celles et ceux que nous côtoyons. Contrairement à d'autres paroisses, Auteuil ne ferme pas ses portes l'été. Chaque dimanche, il y a le culte. Et comme le dit une mère de famille : « je vais au culte parce que j'aime ça et que mon corps se repose ! Une heure sans rien faire, sans penser à rien d'autre qu'à la parole proclamée. Être là, tout simplement, c'est quasiment le seul moment de la semaine où ça m'arrive. ». Chaque mardi, venez partager une tasse de thé et un moment de convivialité autour d'un invité.

« Venez, vous tous les fatigués et je vous donnerai le repos ». Dans ces mots de Jésus, il y a une parole que Dieu nous adresse, la parole où il se propose à nous, où il se présente à nous.

Bon été et bon repos !

pasteur Christian BARBÉRY


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