Heureuse année 2019,
dans la présence de Dieu !
Le temps des souhaits,
ou le temps des regrets ?

Éditorial, février-mars-avril 2019

Nouvel an : le temps des voux pour certains, mais pour d'autres, le temps des regrets. La nostalgie en lieu et place de l'espérance. La crainte au lieu de la foi ?

Mais un chrétien enraciné en Dieu trouve en Lui seul les sources de sa vie.

Il n'a que des souhaits ; il parle comme l'apôtre Paul : « Oubliant ce qui est en arrière, je me tourne vers ce qui est en avant. » (Philippiens 3).

La démarche d'Abraham fut la même : il sut quitter, comme Rebecca, sa belle-fille, les ancêtres polythéistes. Tous deux ont laissé la maison de leurs parents, pour devenir responsables de la transmission d'une bénédiction. Le passage de Genèse 24.7 nous raconte cet appel pris en compte : « Le SEIGNEUR, le Dieu du ciel, (qui) m'a pris de la maison de mon père et du pays de mes origines »... En posant Dieu comme unique Seigneur, ceux-là ont su détrôner toute instance prétendant ultimement régenter leur vie.

Leur vie raconte le Dieu libérateur qui fait toutes choses nouvelles.

Savoir méditer sur ce que nous voulons, et non sur ce que nous ne pouvons pas.

L'important, pour un début d'année, c'est de savoir ce que nous voulons.

Désirer vraiment dire oui à Dieu, quoi qu'il en coûte, voilà l'essentiel !

Abraham et Rebecca sa belle-fille, ont dit oui : le texte de la Genèse nous les montre confrontés à un choix personnel. Ils ont appris à sortir de leur immobilisme, de la division intérieure, comme de leurs peurs, de leurs compromis avec la vérité, face aux polythéismes : ils ont affermi leur cour profond dans la grâce et la seule volonté de Dieu.

C'est pour nous comme une leçon de vie : le croyant qui ose cette même démarche intérieure, emporte comme viatique les souvenirs poignants de la fidélité de Dieu dans son passé.

Sur cette base, il accepte aussi de se dégager de l'emprise de ceux des souvenirs ou des compromissions qui l'empêchent désormais d'avancer, ou de pleinement vivre comme Dieu le demande.

C'est peut-être aussi cela, la confession du péché. Forger désormais son identité avec Dieu, par Lui seul à l'ouvre dans sa grâce agissante.

La foi est une marche, une page blanche à écrire en confiance :

La foi peut devenir une marche pleinement confiante en Dieu, délivrée de l'asservissement de quiconque. « Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je peur ? Le Seigneur est la forteresse de ma vie, devant qui tremblerais-je ? », s'exclame le Psalmiste au Psaume 26).

Jérémie a prophétisé l'ouvre du Christ lorsqu'il a écrit :
(Chapitres 31-32) : « Les jours viennent -- déclaration du SEIGNEUR -- où je conclurai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle, non pas comme l'alliance que j'ai conclue avec leurs pères, le jour où je les ai saisis par la main pour les faire sortir d'Égypte, alliance qu'ils ont rompue, bien que je sois leur maître -- déclaration du SEIGNEUR.

33 Mais voici l'alliance que je conclurai avec la maison d'Israël, après ces jours-là -- déclaration du SEIGNEUR : Je mettrai ma loi au dedans d'eux, je l'écrirai sur leur cour ; je serai leur Dieu, et eux, ils seront mon peuple.
34 Celui-ci n'instruira plus son prochain, ni celui-là son frère, en disant : « Connaissez le SEIGNEUR ! » Car tous me connaîtront, depuis le plus petit d'entre eux jusqu'au plus grand -- déclaration du SEIGNEUR. Je pardonnerai leur faute, je ne me souviendrai plus de leur péché ».
Mes voux pour chacun de vous en cette paroisse d'Auteuil, c'est que le Christ soit reconnu non seulement comme Sauveur, mais aussi comme Seigneur.
Que sa Loi devienne plus que jamais une parole vivante et agissante, reçue dans le cour et la vie concrète de chacun !
Fondés sur cette promesse, alors pourrons-nous fêter le nouvel An comme une page blanche et brillante, prête à être écrite, puisque Dieu peut écrire droit, même avec les lignes courbes de notre passé !

Pasteur Jean-Christophe ROBERT


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