Pléthore de rendez-vous
à l’approche du printemps

Editorial de mars - avril 2007

Commençons par les Psaumes

Athanase d’Alexandrie, père de l’Eglise du 4e siècle, a écrit : « les psaumes, chose étrange, sont au lecteur comme un discours personnel, chacun les chante comme écrits pour lui et ne les prend pas comme dits par un autre ou écrits par un autre. Il n’éprouve pas de crainte devant ces paroles, mais au contraire il prend courage pour les dire et les chanter ».

Athanase n’hésite pas à parler de « psalmothérapie » dans le sens où le chant du psaume est chemin de guérison pour l’esprit. Cette guérison est accordée par le Christ car pour Athanase comme pour Augustin, le psaume est « vox christi ».

En lisant l’évangile, on voit que Jésus prie les psaumes de David. Cette prière est pour lui le chant de la foi. Prier les psaumes, c’est remercier Dieu, lui demander pardon, lui remettre nos souffrances et celles de notre prochain. Y a-t-il mieux que les psaumes pour nous aider à prier ? Avec eux, la prière est au cœur de la vie. C’est ce qu’avaient compris les Réformateurs, c’est pourquoi Jean Calvin demanda aux meilleurs compositeurs du moment de mettre en musique les 150 psaumes de David.

Athanase a également dit que « les psaumes sont comme un miroir de mon âme. Même l’auditeur reçoit le chant comme fait pour lui entendant parler d’espoir en Dieu et du relèvement accordé à ceux qui croient ».


Ce relèvement nous fait penser à Pâques

Il est ressuscité ! Le tombeau est vide.
Le Fils de Dieu n’a pas daigné se prêter à nos cérémonies funèbres. Il ne s’est pas laissé enterrer sous les mauvaises nouvelles. Déjà il arpente les chemins de la terre.
N’en prenons pas prétexte pour occulter toutes les forces de mort qui sont à l’œuvre dans le monde, mais faisons ensemble plutôt un bilan de ce qui va bien et de ce qui ne va pas dans notre vie, notre histoire, notre société et aussi dans notre Eglise. Cela tombe bien, mars est le mois des assemblées générales dans les paroisses. C’est un temps de bilan. Nous imaginons ce qui pourrait être amélioré. Des tâches nombreuses nous attendent : l’accueil des nouveaux membres, la place des jeunes et des enfants dans la vie de l’Eglise, le ressourcement biblique, l’accompagnement des personnes isolées, etc.


A Auteuil, l’assemblée générale devra aussi approuver le projet de rénovation du hall du temple

C’est l’occasion de se poser la question des lieux d’Eglise. Le temple peut être non seulement le lieu où l’on écoute la Parole mais aussi un signe, un symbole pour le quartier. La fonction du temple est alors non seulement d’abriter et de rassembler, mais aussi de signaler symboliquement une Présence. Notre projet voudrait orienter l’espace et le temps humain afin d’inviter les gens du quartier à entrer dans ce lieu et à écouter la Parole.
Il n’est pas question de sacraliser l’espace ecclésial mais de le signaler comme un lieu ouvert à tous, rendant ainsi possible une véritable rencontre avec le Christ et avec les autres. N’en doutons pas, l’architecture peut être un moyen de dire « Dieu avec nous » !

Christian BARBÉRY


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