Voeux 2005

Editorial de janvier-février 2005

L'année nouvelle dans laquelle nous venons d'entrer ne s'annonce guère réjouissante. Le raz de marée en Asie du sud-est, la situation en Irak mais plus proche de nous, la maladie d'un ami, le deuil d'un membre de notre famille font que pour beaucoup, l'année 2005 s'annonce difficile, incertaine voire douloureuse.

Je souhaiterais que les termes habituels de nos vœux que nous formulons en ce mois de janvier soient porteurs d'une force particulière et d'une profonde espérance. C'est pourquoi, je voudrais d'abord vous souhaiter d'être heureux ! " Ah, puissions-nous être heureux " proclamait le psalmiste comme un défi au malheur du monde.

Ayant mis ensemble toute notre confiance en Dieu et en Jésus-Christ, nous sommes assurés de l'essentiel, c'est-à-dire de cette Présence aimante qui donne tout son sens à notre existence. Bien sûr les soucis sont là, le monde est et restera en souffrance, mais il n'en demeure pas moins que c'est notre devoir d'être heureux par l'Evangile. Car notre bonheur, éclatant ou intérieur et même parfois empreint de tristesse, peut être pour le monde signe du Royaume qui vient, signe de présence et d'accueil, signe d'Espérance.

Mais cela ne va pas sans un certain courage. Et c'est mon second souhait pour nous tous. Ah, puissions-nous être courageux ! Ce serait le cri du psalmiste, cri lancé comme un défi à tous ceux qui sont tentés de baisser les bras. Un courage qui n'est pas forcément de l'héroïsme, mais comme le dit le théologien Paul Tillich, le courage d'être soi-même et le courage de la participation. Courage d'accepter nos limites, mais aussi de recevoir le Pardon. Courage de vivre notre liberté en Dieu, et de penser, d'agir, de parler selon notre conscience. Courage d'aimer l'autre, de le connaître et de travailler ensemble. Courage de témoigner dans le monde et de s'engager selon ses talents et ses propres forces.

Enfin, mon dernier souhait pour nous tous, c'est la rencontre, l'échange et la transmission entre les générations. Dans les prochains mois, nous aurons beaucoup d'occasions : la Semaine de prière pour l'Unité des chrétiens, les dîners-tournants, un repas de paroisse au mois de mars, etc. Prendre le temps de rencontrer les autres, de les écouter, de partager nos expériences et de les solliciter afin que nous vivions ensemble des moments constructifs.

Le vœu qui rassemble tous les vœux est finalement celui du bonheur. Bonheur pour chacun, bonheur pour tous. Aspirations, désirs, rêves peuvent être partagés dans une volonté commune d'améliorer le bien-être de chacun.

Que 2005 soit ainsi une année de bonheur pour chacun dans son propre cheminement, et pour tous dans notre histoire commune !

Christian BARBÉRY


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