Notre communauté

Un public hétéroclite

La communauté inaugurant le temple (1932)
La communauté inaugurant le temple (1932)

Lorsque Osée Foulquier s'installe rue Boileau, il n'existe aucune autre Eglise protestante dans les environs proches. D'ailleurs, le quartier ne compte qu'assez peu de protestants. Dans un premier temps, ceux-ci se montrent plutôt circonspects : ils préfèrent garder leurs distances avec une Eglise qui se fixe pour mission principale d'organiser des «conférences populaires sur l'évangile » et de mener une lutte acharnée contre l'alcoolisme.

Les premiers fidèles sont gagnés grâce aux réunions organisées par l'oeuvre Evangélique qui touchent un milieu modeste. Il s'agit principalement d'ouvriers et de domestiques, mais aussi de jeunes gens qui souhaitent recevoir un accompagnement spirituel avant de partir pour le service militaire. La plupart n'ont reçu aucune éducation religieuse ; certains sont des catholiques détachés. L'organisation du service dominical témoigne de cet éclatement puisque, outre le culte de 10 h 30, un culte dit « populaire » est prévu à 15 h30 pour ceux, les domestiques notamment, qui travaillent le dimanche matin.

Malgré la disparité du public, le 29 de la rue Boileau devient rapidement un lieu d'ouverture puisque son statut d'Eglise libre lui permet de conserver son indépendance et d'être fréquentée par des Luthériens, des Réformés, des Libres, des Méthodistes et des Baptistes !

En 1906, après la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'Association Cultuelle "Auteuil-Point du Jour" est créée.

Une communauté rayonnante

A partir des années 30, le quartier d'Auteuil connaît un nouvel essor dans son développement. A l'instar de ces changements, la physionomie de la paroisse évolue sensiblement.

La réalisation des grands ensembles en brique du quartier attire une nouvelle population qui envoie ses enfants dans les deux nouveaux lycées, Claude Bernard et Jean de La Fontaine. Certains de ces nouveaux habitants sont des protestants de souche et ils aspirent à se retrouver dans un temple qui ne soit pas un bâtiment "préfabriqué", mais un véritable édifice religieux qui ait pignon sur rue. Néanmoins, leurs enfants et surtout leurs petits-enfants, nés après la guerre, se retrouveront vite à l'étroit dans le second temple édifié en 1931.

Une communauté autonome

L'onde de choc suscitée par le mouvement contestataire de mai 1968 ébranle toutes les couches de la société et toutes les institutions : l'Eglise n'est pas épargnée. Alors que partout l'autorité est systématiquement remise en cause, les paroissiens décident de s'investir davantage dans la vie de leur communauté et les pasteurs les y encouragent en créant de multiples activités annexes (centre d'Etudes et Recherche, atelier de théologie, cours de grec ou d'hébreu) prises en charge par des laïcs. C'est dans cet esprit d'ouverture qu'est conçue l'architecture du troisième temple qui doit permettre le développement de ces activités.


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